Veillée à Paris le vendredi 26 juin à 20h - eglise Notre-Dame de Lourdes

controverses

       Depuis trois siècles, l'histoire est devenue un véritable champ de bataille, particulièrement âpre pour ce qui concerne les origines chrétiennes de la Gaule : premier ou troisième siècle, telle est en substance, toute la controverse. Il faut savoir que durant quinze siècles, tous les papes, tous les saints et tous les rois ont tous cru à l'apostolicité de la Gaule, c'est à dire au fait que nos diocèses furent fondés par des envoyés de saint Pierre, et parfois par des témoins oculaires du Christ.

     Malheureusement l'humanisme décadent qu'on appelle improprement la Renaissance, puis le protestantisme, et enfin les dites "Lumières" cherchèrent à détruire nos traditions vénérables: soit de manière violente, par le feu; soit de manière insidieuse, par la critique acerbe. C'est ainsi que depuis, nous assistons à une double histoire, les "bons" et les "mauvais" historiens, avec tous les degrés imaginables entre les deux. Le triomphe de la critique, y compris dans les rangs d'un clergé libéral, fustigé notamment par saint Louis-Maris, est l'une des cause cachée mais réelle, subtile, de la Révolution française.

      Nous sommes loin d'en être sortis, et c'est pour aider à y voir plus clair que nous vous proposons une série d'études, dont une frise chronologique, des sources vérifiables, des articles et des vidéos. Car enfin il faut savoir si l'Eglise a trompé ses fidèles durant deux mille ans, ou si les historiens modernes doivent revoir leur copie, en commençant par recevoir avec bienveillance, ces "milliers d'indices convergents" qui postulent en faveur de l'hypothèse que nous défendons, celle de l'évangélisation des Gaules au premier siècle. Chaque jour qui passe, notre conviction se trouve renforcée de toutes les manières. Nous espérons qu'il en sera de même pour vous, cher visiteur, cher lecteur.

Quelques considérations à propos des origines de la christianisation de la France,

MGR LE TOURNEAU

Les origines de la critique historique Arnaud Boüan

Réfutation de la thèse de Mgr Duchesne Bernard Patron

« Comment admettre que les apôtres soient allés en personne dans les contrées les plus reculées de l’Asie et de l’Afrique, et qu’ils aient oublié les Gaules, bien moins éloignées de Rome que les Indes ne le sont de Jérusalem ?

Comment admettre qu’en Orient tout ce qui souffre, les esclaves, les pauvres, les femmes surtout, se convertissent à la religion de l’amour, et qu’en Occident cette religion, si tendre, si compatissante, soit restée stationnaire durant bien des générations ?

Comment admettre que l’Église de Rome ne rayonne pas au-delà des Alpes, quand tout le monde reconnaît que les populations gauloises, frémissant sous le joug romain, réduites à la misère, fidèles aux traditions druidiques, presque hébraïques, étaient préparées plus que tout autre peuple à recevoir la bonne nouvelle ?

Comment admettre que la province la plus importante de l’empire, la Gaule, si voisine de l’Italie, et que son intelligence non moins que sa valeur rendait célèbre dans le monde entier, surtout depuis sa lutte héroïque avec les légions de César, ait seule échappé à l’attention des apôtres et de leurs disciples ?

Comment admettre que les erreurs du gnosticisme aient pu, vers le milieu du IIe siècle, infecter les vallées du Rhône et de la Garonne, d’après le témoignage de saint Irénée et de saint Jérôme, qui réfutèrent éloquemment ces aberrations primitives du libre examen, si l’Évangile n’y avait été implanté précédemment et n’y avait recruté de nombreux prosélytes ?

Comment admettre que, au milieu des controverses doctrinales de cette époque, l’évêque de Lyon, invincible défenseur de l’orthodoxie, ait tenu plusieurs conciles dans les Gaules, et qu’il ait envoyé au pape Victor une lettre synodale au nom de ses frères dans l’épiscopat, si plusieurs sièges n’y avaient été fondés depuis longtemps ?

Donc, des inductions légitimes, appuyées sur une tradition immémoriale et sur des documents d’une antiquité incontestable, portent à conclure que les différentes parties de la Gaule ont été évangélisées dès le premier siècle. »

Les premiers apôtres des Gaules ou histoire de l’introduction du christianisme dans notre pays,
Abbé Etienne Georges, 1878, p. 62

Comment admettre...

Principales voies romaines de l'Empire Romain autour de l'an 125 après Jésus-Christ

Carte interactive de l'Empire Romain itiner-e

ROme - arles : 1 mois

de trajet à pied (30 km/jour).

Les Petits Bollandistes, T. 1 à 15, 1865-1869, par Mgr Paul Guérin.

Vies des Saints, Père Giry (1635-1688).

Biographies évangéliques, 1881, par Mgr Gaume.

Histoire de chacun des soixante-douze disciples de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1868, par l’abbé Maistre.

Histoire générale de l’Église, 1874, par l’abbé Darras.

Les premiers apôtres des Gaules ou histoire de l’introduction du christianisme dans notre pays, 1878, Abbé Etienne Georges.

Annales hagiologiques de France, Les Vies de tous les saints de France, 1860, M. Charles Barthélemy.

Les origines de la foi chrétienne dans les Gaules, 1870, Jules Corblet.

Le sens chrétien de l’histoire, 1858, Dom Guéranger.

sources en défense de l'évangélisation du premier siècle

Dans les diocèses :

Histoire du Précieux Sang de Fécamp, 1838, par M. André Pottier.

Sur saint Clément, De l'origine apostolique de l'église de Metz, 1847, par l'abbé Chaussier.

Chronique religieuse de la ville de Vienne, 1856, par M. Mermet Ainé.

Histoire de saint Martial, 1683, par Modeste de Saint Amable.

La vie, gestes, mort et miracles des saincts de la Bretaigne armorique, Nantes, 1637, par Albert Le Grand.

Sur saint Trophime, La basilique primatiale de Saint-Trophime, 1888, par l'abbé Bernard.

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