
controverses : comment admettre...
« ... que les apôtres soient allés en personne dans les contrées les plus reculées de l’Asie et de l’Afrique, et qu’ils aient oublié les Gaules, bien moins éloignées de Rome que les Indes ne le sont de Jérusalem ?


Principales voies romaines de l'Empire Romain
autour de l'an 125 après Jésus-Christ
ROme - arles : SEULEMENT 1 mois de marche !
Carte interactive de l'Empire Romain itiner-e
300 000 km de voies romaines !
... et il faudrait attendre le
pour commencer l'évangélisation des Gaules ?
IIIè siècle
Frise uniquement disponible sur écran d'ordinateur de bureau
Retrouver d'autres documents sources par vies de saints sur la page d'accueil













frise chronologique des controverses
Cesare Baronio (1538–1607)
Le Cardinal Baronio est une figure majeure de la Réforme catholique, auteur d’une œuvre monumentale. Son œuvre principale est Annales Ecclesiastici en 12 volumes couvrant l’histoire de l’Église des origines jusqu’à l’an 1198.
Jean de Launoy (1603-1678) janséniste
Considéré comme le « dénicheur de saints » est très critique sur les traditions Saint Denys l’aéropagite : opinion est « reçue sans preuve » et repose sur des « auteurs tardifs et peu sûrs ».
Daniel Papebroch (1628-1714)
A joué un rôle majeur dans le développement de la critique historique des vies de saints avec ses prises de position critiques sur les traditions espagnoles et gauloises.
Autour de l'an 65
Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont (1637-1698) Janséniste
Son travail majeur est « Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique des six premiers siècles ». Il ne retient que ce qui est solidement attesté par des sources anciennes et concordantes et rejette les traditions tardives non documentées.
Jacques de Longeval (1680-1731) Jésuite
Même si Longeval n’est pas une figure majeure de la critique historique comme Jean de Launoy ou Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, il adopte ponctuellement une approche critique interne des textes hagiographiques.
Voltaire (1694-1778)
Il formule une critique générale sur des traditions religieuses non vérifiées et met en doute des récits anciens transmis sans sources solides dans son « Essai sur les mœurs et l’esprit des nations » (1756). Il ironise sur la répétition des mêmes motifs hagiographiques dans « Questions sur l’Encyclopédie » (1770–1774)
Mgr Duchesne (1843-1922)
Dans son œuvre majeure « Fastes épiscopaux de l';ancienne Gaule » (publiée à partir de 1894), il pose la question des origines des Églises de Gaule et donc de son évangélisation. Il entend établir une chronologie réaliste de l’épiscopat en Gaule en reconstituant, diocèse par diocèse : les listes d’évêques, leur ordre chronologique et leur date probable d’existence. Et ainsi prouver que la plupart des sièges épiscopaux gaulois n’apparaissent de manière sûre qu’au 3 e ou 4 e siècle.
Albert Houtin (1867-1926)
Prêtre moderniste qui a demandé sa réduction à l’état laïc. Albert Houtin apporte une lecture plus radicale et historiographique, en expliquant pourquoi ces légendes sont apparues et comment elles ont été défendues. Il insiste sur le fait que les traditions apostoliques (Trophime, Denis, Madeleine, etc.) sont des constructions tardives et intéressées, et considère ces récits non comme des souvenirs déformés, mais comme de véritables élaborations idéologiques du clergé médiéval.
Victor Saxer (1918–2004)
Il s’inscrit dans la continuité des grands critiques (Bollandistes, Louis Duchesne) en analysant des traditions hagiographiques. Son approche qui se veut scientifique vise à démontrer que les vies de saints sont avant tout des textes littéraires produits dans un contexte historique précis répondant à des objectifs spirituels, liturgiques et institutionnels.
Au deuxième siècle
Du IIIème au XVème siècle
XVIème et XVIIème siècle : débuts des controverses
XVIIIème siècle
XIXème siècle
Mgr Paul Guérin
En cours de rédaction
Abbé Maistre
En cours de rédaction
Abbé Etienne Georges
En cours de rédaction
Partisans de l'évangélisation tardive
Partisans de l'évangélisation du Ier siècle
















Père Bonaventure
En cours de rédaction
Père Giry
En cours de rédaction
Pierre Odin (1471-1502)
Prêtre et chanoine de Notre Dame du Puy, Pierre Odin fait partie de cette vaste confrérie de moines et d’hommes d’églises, qui se sont appliqués leur vie durant à transmettre les traditions, telles qu’elles étaient relatés dans d’anciens livres aujourd’hui disparus. Il a ainsi écrit « la fondation de sainte église et singulier oratoire de Notre Dame du Puy ».
Honoré Bouche (1599–1671)
Honoré Bouche est un prêtre et historien français originaire de Provence, connu pour ses travaux sur les traditions chrétiennes anciennes. Il a publié en 1663 un livre très détaillé intitulé « Défense de la sainte foy et de la pitié de Provence pour les saints tutélaires Lazare ; Maximin, Marthe ; Magdalene ».
Simon-Germain Millet (1575-1647)
Membre de l’école primitive de la congrégation de Saint-Maur, installée dans la vieille abbaye de Saint-Germain des Près, Dom Simon-Germain Millet, le traducteur des dialogues de saint Grégoire, a été l’adversaire souvent heureux du célèbre « dénicheur de saints », Jean de Launoy.
Jean Mabillon (1632-1707)
Grande figure pensante du 17 e siècle de la congrégation de Saint-Maur, il laissa une œuvre considérable reconnue par ses pairs d’un bout à l’autre de l’Europe. La langue latine dont l’usage était si répandu favorisait beaucoup ce libre échange de produits intellectuels. Les hommes éminents de toutes les nations le consultaient. Dans sa diplomatique en 1681, ce bénédictin a démontré l’inexactitude des théories de Papebroch sur les chartes mérovingiennes.
Abbé Casimir Chevalier (1825-1893)
Ses travaux couvrent surtout l’histoire religieuse, l’archéologie, les archives et la géologie, avec un fort ancrage en Touraine. Dans son livre « Les origines de l'Église de Tours, d'après l'histoire. »', paru en 1871, il reconnaît une première mission chrétienne aux temps apostoliques en le prouvant par des données historiques.
Dom François Chamard (1850-1919)
Religieux bénédictin dans la tradition mauriste et un érudit français. Il est connu pour ses travaux sur l’histoire ecclésiastique et a écrit en 1873 une étude sur l’établissement du Christianisme et les origines de France. Il y démontre que l’église s’est développé partout et dès le départ en nommant des évêques attachés à un lieu et que l’évangélisation est parallèle au développement des diocèses.
Mgr Bellet (1832-1902)
Prêtre et érudit français, il a publié de nombreuses études sur l’histoire des diocèses français et les origines apostoliques des Églises locales. En particulier il a étudié le récit hagiographique de saint Martial et a publié une étude très complète sur les reliques de sainte Marie Madeleine à Saint-Maximin. En 1896, son livre, les Origines des Églises de France et les fastes épiscopaux, est une réponse à la thèse Mgr Duchesne.
Etienne Medicis (1550)
En cours de rédaction
Jean Dupuy (1629)
ouvrage sur st Front et st Georges
En cours de rédaction
Odo de Gissey (1640)
En cours de rédaction



















auteurs en défense de l'apostolicité des gaules
Par odre chronologique
Pierre Odin (1471-1502)
Prêtre et chanoine de Notre Dame du Puy, Pierre Odin fait partie de cette vaste confrérie de moines et d’hommes d’églises, qui se sont appliqués leur vie durant à transmettre les traditions, telles qu’elles étaient relatés dans d’anciens livres aujourd’hui disparus. Il a ainsi écrit « la fondation de sainte église et singulier oratoire de Notre Dame du Puy ». Ce saint prêtre, très charitable, voué aux belles et bonnes œuvres et par dessus tout d’une éminente piété, s’est attaché à transmettre de belles images de son église primitive : l’apparition majestueuse et le divin sourire de la sainte Vierge, les anciens actes des premiers évêques, les cantiques, la rosée de neige au lendemain de l’apparition… Chimères, songeries, diront les sceptiques… Aux cœurs tendres et aux âmes religieuses, le mystère reste sacré.
Simon-Germain Millet (1575-1647)
Membre de l’école primitive de la congrégation de Saint-Maur, installée dans la vieille abbaye de Saint-Germain des Près, Dom Simon-Germain Millet, le traducteur des dialogues de saint Grégoire, a été l’adversaire souvent heureux du célèbre « dénicheur de saints », Jean de Launoy. Sur saint Denis de Paris, Dom Millet défend la tradition reçue en s’appuyant sur les textes hagiographiques, la tradition liturgique, l’autorité ancienne et considère ainsi que la continuité du culte vaut preuve historique.
Honoré Bouche (1599–1671)
Honoré Bouche est un prêtre et historien français originaire de Provence, connu pour ses travaux sur les traditions chrétiennes anciennes. Il a publié en 1663 un livre très détaillé intitulé « Défense de la sainte foy et de la pitié de Provence pour les saints tutélaires Lazare, Maximin, Marthe, Magdalene ». Il revient sur les anciennes disputes, à savoir la mort présumée de sainte Madeleine à Éphèse et le prétendu dépôt de ses reliques à Vezelay. Il relate pour cela les fouilles faites à saint Maximin en l’année 1279 sous l’égide Charles II, qui ont enlevé les derniers doutes et rappelle également qu’il n’y a qu’une seule Marie Madeleine dans les évangiles, comme l’a montré saint Augustin et contrairement à la position de Jean Calvin, qui soutient 3 figures différentes.
Antoine Pagi (1624-1699)
Antoine Pagi est un religieux franciscain et historien français. Son œuvre majeure est une révision critique des célèbres Annales ecclésiastiques de César Baronius. Il y corrige les erreurs de chronologie, compare les sources (conciles, lettres, chroniques), propose des datations plus rigoureuses, souvent en recalant les événements année par année. Antoine Pagi est ainsi considéré comme un précurseur de la critique historique moderne. Ainsi (tome 3 page 558) il exhume un précepte du Roi Theodoric daté de 723, qui affirmait que les trois glorieux martyrs, le bienheureux Denys, avec ses compagnons Rustique et Éléothère, furent envoyés par saint Clément, successeur de l'apôtre Pierre. Soit un siècle après la mort de Grégoire de Tours et en contradiction avec son assertion. Montrant ainsi que dès cette époque, l’affirmation de saint Grégoire de Tours était considérée comme une erreur.
Jean Mabillon (1632-1707)
Grande figure pensante du 17 e siècle de la congrégation de Saint-Maur, il laissa une œuvre considérable reconnue par ses pairs d’un bout à l’autre de l’Europe. La langue latine dont l’usage était si répandu favorisait beaucoup ce libre échange de produits intellectuels. Les hommes éminents de toutes les nations le consultaient. Dans sa diplomatique en 1681, ce bénédictin a démontré l’inexactitude des théories de Papebroch sur les chartes mérovingiennes. Jean Mabillon lui reproche d’avoir condamné en bloc des documents mérovingiens sans discernement. Son livre devint ainsi fondateur en établissant une méthode rigoureuse pour apprécier l’authenticité. Dans sa droiture, Mabillon s’écriait « on voudrait séparer la piété de la vérité ! Peut-il y avoir contre la vérité une piété sincère et véritable ? » Infatigable chercheur sur l’histoire ecclésiastique de la France, il a par exemple montré que saint Georges du Velay envoyé par saint Pierre avait fondé son diocèse dans la ville de Ruessuim au Nord du Puy en Velay. Il se prononça contre Grégoire de Tours au sujet de saint Denys, dont il assigne la mission sous saint Clément, à la fin du 1 er siècle.
mgr guérin
EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION ///
À la fin de leur XIVème tome, les Bollandistes reproduisent un article de Jules Corblet sur Les origines de la foi chrétienne dans les Gaules et spécialement dans le diocèse d’Amiens. Comme les Bollandistes, il appartient à l’école traditionnelle opposée à l’école historique ou anti-traditionnelle.


mgr gaume
Mgr Gaume est un prêtre catholique français, vicaire général de Nevers, nommé par Pie IX protonotaire apostolique d’où son titre de monseigneur. Vulgarisateur dans l’âme, il est l’auteur de très nombreux ouvrages de référence, sur la théologie, l’histoire et l’éducation. Il est l’auteur d’un opuscule remarquable dont le titre dit beaucoup : L’évangélisation apostolique du globe et des Gaules en particulier (1879, 36 pages).


abbé darras
Prêtre historien, l’abbé Darras est une figure majeure du XIXe siècle. Auteur d’une monumentale histoire de l’Eglise en 44 volumes, depuis la création du monde jusqu’à Pie IX, il défend avec ferveur la thèse de l’apostolicité. Ci-joint un extrait de son ouvrage sur saint Denys l’Aréopagite, dans lequel il passe en revue les grandes controverses de saint Martial de Limoges, saint Paul de Narbonne ou encore saint Crescent de Vienne. (1878, 79p.)


abbé migne
Auteur des célèbres éditions patristiques grecques et latines, l’abbé Migne est une autorité reconnue par tous en matière d’histoire. Or il prit lui aussi parti pour la thèse traditionnelle, dont voici sa présentation, publiée en 1866. (10 pages)


charles barthélémy
Archéologue et historien, Barthélemy fut membre de l’Académie de la religion catholique de Rome. Il est notamment l’auteur de Erreurs et mensonges historiques (1862-1883), en 18 volumes. Il publie à partir de 1860, les annales hagiologiques de tous les saints de France, notamment du premier siècle, dont voici sa défense de l’apostolicité (30 pages)
Abbé Casimir Chevalier (1825-1893)
Ses travaux couvrent surtout l’histoire religieuse, l’archéologie, les archives et la géologie, avec un fort ancrage en Touraine. Dans son livre « Les origines de l'Église de Tours, d'après l'histoire. », paru en 1871, il reconnaît une première mission chrétienne aux temps apostoliques en le prouvant par des données historiques (saint Ursin envoyé à Bourges selon Grégoire de Tours… ) et il affirme que « l’on peut en conclure que la bonne nouvelle fut disséminée partout dès l'origine, comme nous l'avons dit plus haut, par une prédication universelle, nécessairement rapide et nomade, vu le petit nombre de missionnaires; mais il n'en résulte pas que des Églises, et même des chrétientés, fussent organisées partout dès le premier siècle ». Selon lui « les Églises de France ne durent être constituées que longtemps après » et aucune structuration hiérarchique et fondation de diocèse n’ont pu advenir avant la fin du 2 e et ne se développer vraiment qu’aux 3 e et 4 e siècles.
Dom François Chamard (1850-1919)
Dom François Chamard est un religieux bénédictin dans la tradition mauriste et une érudit français. Il est connu pour ses travaux sur l’histoire ecclésiastique et a écrit en 1873 une étude sur l’établissement du Christianisme et les origines de France. Il y démontre que l’église s’est développé partout et dès le départ en nommant des évêques attachés à un lieu et que l’évangélisation est parallèle au développement des diocèses. Il contredit par de nombreux exemples la théorie d’une évangélisation nomade. A la fin de 2 e siècle, l’Afrique du Nord comptait plus de 200 diocèses et soutient l’idée que la Gaule en comptait à cette date au moins une centaine.
Mgr Bellet (1832-1902)
Prêtre et érudit français, il a publié de nombreuses études sur l’histoire des diocèses français et les origines apostoliques des Églises locales. En particulier il a étudié le récit hagiographique de saint Martial et a publié une étude très complète sur les reliques de sainte Marie Madeleine à Saint-Maximin. En 1896, son livre, les Origines des Églises de France et les fastes épiscopaux, est une réponse à la thèse Mgr Duchesne. Il y souligne que la démonstration de ce prélat ne tient pas compte ni d’éventuelles lacunes dans les listes, ni des vacances des sièges, ni de la durée incertaine des épiscopats. Les archives diocésaines avant le 6 e siècle ayant été en grande partie ou saisies par les autorités romaines ou détruites par les invasions. Et il applique le raisonnement de Mgr Duchesne aux diocèses du moyen orient fondé au 1 er siècle comme nous le disent les actes des apôtres. Par exemple à Salamine (Chypre), en 325, son évêque s'appelait Gelasius et est le quatrième de la liste. Cependant, l'Eglise de Salamine a été fondée par saint Paul vers 40. Ce même constat se retrouve à Athènes, Tarse, Hiérapolis… Il détaille les cas de 21 diocèses à l’appui de sa démonstration. La théorie de Mgr Duchesne s’en trouve complètement invalidée.
autres défenseurs
En l'an 100 de notre ère, Pline le jeune, Gouverneur de Bithynie, ne sait quelle ligne de conduite tenir à l'égard des chrétiens qui sont dénoncés. Aussitôt il écrit à son empereur: « L'affaire m'a paru digne de réflexion, surtout à cause du nombre de gens menacés par le même danger. Une multitude detout âge et de tout ordre, comme de tout sexe, est et sera chaque jour impliquée dans cette accusation. Ce mal contagieux n'a pas seulement gagné les villes ; il est répandu dans les villages et les campagnes. » (1). Pline. Lettre à Trajan. Livre X, 97è lettre.
Hégésippe, nous fait part de cette réflexion justement à propos de cette lettre [Lettre de Pline le jeune]: « Il n'est aucune « nation de l'empire romain qui n'ait eu à cette époque la « faveur de ce culte. » (2) Patrologie latine. XV, col. 2056.
Tertullien : « Comme existence nous datons d'hier, et déjà nous remplissons vos cités, vos îles, vos municipes, vos conseils, vos camps, vos tribus, vos décuries... vos temples seuls vous restent, nous vous les abandonnons. Les différentes peuplades des Gétales, les Maures exilés loin du monde, les frontières éloignées de l'Espagne et les diverses nations des Gaules, les plages bretonnes inaccessibles aux Romains sont gagnées au Christ; il n'est pas jusqu'aux scythes et aux nations les moins connues, jusqu'à vos provinces, vos îles et une foule de lieux, dont l'énumération serait trop longue, qui ne connaissent le Christ. »
(1) Patrologie lat., II.
Saint Irénée qui vivait au milieu du second siècle (170), sur la signification du mot Gaulois : « Au milieu de la diversité des idiomes qui se partagent le monde, la tradition chrétienne a conservé son unité. Les Eglises qui ont été fondées en Germanie n'ont pas une croyance ni une tradition différentes de celles qui existent chez les Celtes ou en Orient, de celles qui existent en Egypte, en Lybie et en Italie, le centre du monde ».
En l'an 188, il préside un Concile tenu en Gaule au sujet de la date à assigner à la célébration de la Pâque. Le saint est très éloigné de l'opinion des Quartodécimans ; mais il est d'origine orientale, il a été élevé dans ces lieux évangélisés par l'apôtre Jean et par le vénérable Polycarpe; il redoute pour ce vieil évêque une condamnation du pape Victor, aussi se permet-il de prendre la défense du vieillard et d'écrire en ces termes au pape: « Nous sommes d'accord qu'il convient de renvoyer au Dimanche la célébration de la Pâque, mais nous croyons devoir vous avertir respectueusement que le fait d'une divergence sur ce point ne serait pas suffisant pour retrancher de la communion les églises dissidentes qui suivent la coutume traditionnelle de leurs pères dans la foi.»
(2) Eusèbe Patrol. Grecque, t. XX, col. 498.
En 417, le pape Zozime pourra écrire: « On ne doit déroger sous aucun prétexte à l'antique privilège de l'Eglise métropolitaine d'Arles. C'est à elle la première que fut envoyé, de ce siège, le grand pontife Trophime, et, de cette source, les ruisseaux de la foi se sont répandus pour arroser toutes les Gaules.»
(2) Guyot. Somme des Conciles, t. I.
En 450, les évêques de la Gaule tiennent un concile à Arles et voici comment ils s'expriment: « C'est un fait de notoriété publique dans toutes nos provinces, fait qui ne doit pas être ignoré de l'auguste et sainte Eglise de Rome, que la cité d'Arles a été la première à recevoir dans ses murs le prêtre saint Trophime envoyé par le bienheureux apôtre Pierre. De là, le don de la foi et la religion de Jésus-Christ se sont répandus peu à peu dans les autres contrées de la Gaule. »
(1) Patrologie latine. LIV, col. 880.
Dion Cassius trace l'itinéraire de l'apôtre Paul : « De Crète, il s'achemine vers la Galacie, dans les environs de Narbonne.»
Comment le pape saint Clément aurait-il pu dire de saint Paul : « Devenu le héraut de l'Orient, il a eu l'honneur insigne de faire pénétrer la foi en Occident, enseignant la justice au monde entier et pénétrant jusqu'aux limites de l'Occident.»
Déon Cassius. L. III, VII.


critique de l'apostolicité des gaules
Par odre chronologique
Martin Luther (1483-1546)
Dans son livre, Die Lügen von S. Johanne Chrysostomo, Martin Luther développe une critique virulente des autorités dans l’Église, à travers une attaque contre des écrits de Jean Chrysostome et plus généralement contre les traditions patristiques dans lesquels, selon lui, se rencontrent des textes apocryphes et des manipulations théologiques. Ainsi parlant de la tradition de l’église et des récits hagiographiques, il n’hésite pas à affirmer que « ce ne sont que mensonges purs et simples, et des fables inventées…que les papistes ont lancé de telles mensonges et continuent encore à les faire circuler… et que l’on a présenté au peuple ces légendes comme étant saintes et bonnes à croire ».


Jean Calvin (1509-1564)
Dans son traité des reliques, ils n’hésite pas à pourfendre les traditions, en particulier celles de saint Denis : « Entre les martyrs anciens, saint Denys est des plus célèbres : car on le tient pour un des disciples des apôtres et le premier évangéliste de France. A cause de cette dignité, le corps est demeuré entier en deux lieux : à saint Denis en France et à Ratisbonne en Allemagne. Qui dirait à saint Denis près de Paris, que le corps n’est point là, il serait lapidé. Quiconque voudra contredire, qu’il ne soit à Ratisbonne, sera tenu pour hérétique. Ainsi le plus expédient sera de ne s’entremettre point de leurs querelles. Qu’ils se crèvent les yeux les uns les autres s’ils veulent, et en ce faisant qu’ils ne profitent de rien : sinon pour découvrir que tout leur cas gît en mensonge. » Concernant sainte Marie-Madeleine, il est encore plus lapidaire : « Elle n’a eu que deux corps, dont l’un est à Vezelay près d’Auxerre et l’autre, qui est de plus grand renom à Saint Maximin de Provence : là où la tête est à part, avec son Noli me Tangere (Ne me touchez pas) : qui est un lopin de cire, qu’on pense être la marque que notre seigneur Jésus Christ lui fit pour ce qu’elle était marri qu’elle le voulait toucher… Qui voudrait avoir certitude de tout cela, il s’enquerrait pour le premier, à savoir si le Lazare et ses deux sœurs, Marthe et Magdeleine, ne sont jamais venus en France pour prêcher. Car en lisant les histoire anciennes, et en jugeant du tout avec raison, on voit évidemment que c’est la plus forte fable du monde et laquelle a d’autant d’apparence que si on disait que les nuées sont peaux de veau »


Daniel Papebroch (1628-1714)
Membre des bollandistes, Daniel Papebroch a joué un rôle majeur dans le développement de la critique historique des vies de saints avec ses prises de position critiques sur les traditions espagnoles et gauloises. En particulier dans les Acta Sanctorum, Papebroch a avancé une thèse très radicale, selon laquelle beaucoup de chartes mérovingiennes conservées dans les monastères (notamment à l’Abbaye de Saint-Denis) seraient fausses ou fortement altérées. Il juge le style suspect, les formules anachroniques et les supports matériels tardifs et développe une méfiance générale envers les archives monastiques anciennes.


Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont (1637-1698)
Son travail majeur est « Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique des six premiers siècles ». Il ne retient que ce qui est solidement attesté par des sources anciennes et concordantes et rejette les traditions tardives non documentées. Les traditions apostoliques ne reposent pas d’après lui sur des témoignages suffisamment anciens et il accrédite la chronologie de saint Grégoire de Tours, qui place l’envoi des sept missionnaires en Gaule vers 250, sous l’empereur Dèce, considérant cet historien comme une source ancienne et sérieuse et cette date cohérente avec l’histoire des persécutions du 3e siècle.


Jean de Launoy (1603-1678)
Jean de Launoy est janséniste et a écrit une multitude de dissertations érudites, souvent brèves, consacrées à des questions historiques et théologiques précises. Son œuvre est marquée par une critique systématique des traditions, ce qui lui a valu le surnom de « dénicheur de saints ». Souvent perçu comme trop destructeur, il déconstruit plus qu’il ne reconstruit, il a remis en cause des traditions anciennes en particulier celles du 1 er siècle, en appliquant une règle simple : en l’absence de source ancienne fiable, la tradition devient suspecte. Ainsi il a remis en cause l’apostolicité de saint Denis de Paris , de saint Martial de Limoges, de saint Ursin de Bourges et les traditions provençales autour de saint Marie Madeleine. Ces traditions sont pour lui des inventions tardives nées au Moyen Âge.


MGR duchesne
Dans son œuvre majeure « Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule » (publiée à partir de 1894), il pose la question des origines des Églises de Gaule et donc de son évangélisation. Il entend établir une chronologie réaliste de l’épiscopat en Gaule en reconstituant, diocèse par diocèse , les listes d’évêques, leur ordre chronologique et leur date probable d’existence. Il va étudier 119 listes d’évêques et en sélectionner 24 de bonne qualité. Et pour ces 24, à partir d’une date identifiée comme fiable, par exemple que le 5 e évêque de la liste a signé le document de saint Athanase en 346, il va remonter dans le temps pour donner une date approximative de fondation en retranchant 15 à 20 ans par épiscopat. Et ainsi prouver que la plupart des sièges épiscopaux gaulois n’apparaissent de manière sûre qu’au 3 e ou 4 e siècle.


saxer
En cours de rédaction
autres opposants de l'évangélisation du premier siècle
En cours de rédaction
Controverses par saints (en cours de redaction)
controverses sur ste marie-madeleine
EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION ///
controverses sur st denis
EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION ///
controverses sur st Front
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controverses sur st martial
EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION ///
critique
tradition
THÈME
La tradition
Sainte Marie-Madeleine
Saint Denis
Archives mérovingiennes
Évangélisation nomade au 1er siècle
Évangélisation tardive
Controverses par Thèmes (en cours de redaction)
Quelques considérations à propos des origines de la christianisation de la France, MGR LE TOURNEAU


EXTRAIT : À la fin de leur XIVème tome, les Bollandistes reproduisent un article de Jules Corblet sur Les origines de la foi chrétienne dans les Gaules et spécialement dans le diocèse d’Amiens. Comme les Bollandistes, il appartient à l’école traditionnelle opposée à l’école historique ou anti-traditionnelle, une école rationaliste, pour laquelle la tradition n’est pas un fondement de l’histoire.
Nous y lisons que nombre d’auteurs ont « démontré l’antiquité de nos origines chrétiennes par une foule de preuves qui ont pu être contestées, mais non pas réfutées » (p. 657) ; et aussi que « la tactique de nos adversaires consiste à nier, de parti pris, l’authenticité des textes qui les gênent » (p.664).
Les origines de la critique historique, Arnaud Boüan
De Luther à Duchesne, en passant par Launoy, la série noire de la critique historique, mais aussi les réponses de l’Église. Retour sur une gigantesque controverse! Malheureusement, l'intervention d'Hugues de Chabannes sur saint Martial n'a pas été enregistrée... mais il est possible qu'une prochaine occasion lui permette de renouveler son témoignage enthousiasmant.

Réfutation de la thèse de Mgr Duchesne, Bernard Patron
Après un survol de la critique historique, Bernard Patron montrera dans le détail comment Mgr Bellet répondit aux objections de Mgr Duchesne. Ce sera un cas d'école de l'histoire qu'on appelle depuis trois siècles, "un champ de bataille"!

sources en défense de l'évangélisation du premier siècle (en cours)
Retrouvez ici une partie des sources par diocèses et par saints sur notre page d'accueil :
Bouton bleu : lien internet ; bouton rouge : .pdf téléchargeable ; bouton gris : en préparation.
« Comment admettre que les apôtres soient allés en personne dans les contrées les plus reculées de l’Asie et de l’Afrique, et qu’ils aient oublié les Gaules, bien moins éloignées de Rome que les Indes ne le sont de Jérusalem ?
Comment admettre qu’en Orient tout ce qui souffre, les esclaves, les pauvres, les femmes surtout, se convertissent à la religion de l’amour, et qu’en Occident cette religion, si tendre, si compatissante, soit restée stationnaire durant bien des générations ?
Comment admettre que l’Église de Rome ne rayonne pas au-delà des Alpes, quand tout le monde reconnaît que les populations gauloises, frémissant sous le joug romain, réduites à la misère, fidèles aux traditions druidiques, presque hébraïques, étaient préparées plus que tout autre peuple à recevoir la bonne nouvelle ?
Comment admettre que la province la plus importante de l’empire, la Gaule, si voisine de l’Italie, et que son intelligence non moins que sa valeur rendait célèbre dans le monde entier, surtout depuis sa lutte héroïque avec les légions de César, ait seule échappé à l’attention des apôtres et de leurs disciples ?
Comment admettre que les erreurs du gnosticisme aient pu, vers le milieu du IIe siècle, infecter les vallées du Rhône et de la Garonne, d’après le témoignage de saint Irénée et de saint Jérôme, qui réfutèrent éloquemment ces aberrations primitives du libre examen, si l’Évangile n’y avait été implanté précédemment et n’y avait recruté de nombreux prosélytes ?
Comment admettre que, au milieu des controverses doctrinales de cette époque, l’évêque de Lyon, invincible défenseur de l’orthodoxie, ait tenu plusieurs conciles dans les Gaules, et qu’il ait envoyé au pape Victor une lettre synodale au nom de ses frères dans l’épiscopat, si plusieurs sièges n’y avaient été fondés depuis longtemps ?
Donc, des inductions légitimes, appuyées sur une tradition immémoriale et sur des documents d’une antiquité incontestable, portent à conclure que les différentes parties de la Gaule ont été évangélisées dès le premier siècle. »
Les premiers apôtres des Gaules ou histoire de l’introduction du christianisme dans notre pays,
Abbé Etienne Georges, 1878, p. 62
Comment admettre...
ROme - arles : 1 mois de marche
Carte interactive de l'Empire Romain itiner-e


Principales voies romaines de l'Empire Romain autour de l'an 125 après Jésus-Christ
controverses sur les dates de redaction des évangiles
EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION /// EN COURS DE REDACTION ///
éléments en faveur de la rédaction tardive
controverses sur les termes : galates, gaules, galitie,
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Eléments la désignation de termes proches, dans les traductions grecques, latines....
Confusions autour de trois régions distinctes : Galatie en Turquie, Galicie en Espagne, Gaules...
Crescent n'était-il pas ce disciple dont parle saint Paul, dans sa seconde épître à Timothée? (1) « Crescens, dit l'apôtre, abiit in Galatiam » : « Crescent s'en est allé en Galicie. » Il ne sera pas hors de propos de préciser le sens de ce terme Galatiam, que certains interprètres traduisent assez mal. A la place de « Galatiam », quelques manuscrits, comme ceux du Sinaï et de Saint Ephrem, portant: « La Gaule transalpine. » Saint Epiphane lui-même, commentant ce passage, nous dit: « Ne lisez pas « Galicie » mais « Gaule ». In galatiâ, non est legendum, sed in Galliâ. » Theodoret partage cette opinion. D'après Tillemont, les Grecs ont toujours entendu la Gaule sous cette dénomination de Galatia. Saint Paul, dans son épître aux Romains, fait allusion à un projet de voyage en Espagne pour lequel il s'adjoindra comme compagnons Luc et Crescent.









